La nature est bien faite, nous sommes tous dotés de deux yeux et ce n’est pas pour rien, cela nous permet d’apprécier le relief, chose impossible si nous n’avions qu’un œil.

Nous avons comme la plupart des animaux une vision dite stéréoscopique. Le principe est très simple grâce à l’écartement de nos yeux (couramment appelé IPD ou écart pupillaire) notre cerveau reçoit en permanence deux images légèrement décalées. C’est cet écart qui permet à notre matière grise de nous donner naturellement une image en trois dimensions.

Le principe même de la réalité virtuelle est donc le même, nous envoyer une image légèrement différente à chaque œil pour que notre cerveau calcule le relief et la profondeur.

Dans les faits comment ça marche ?

L’augmentation de la qualité des écrans de smartphones nous offre aujourd’hui la possibilité de nous offrir une image différente à chaque œil tout en conservant une bonne définition.

Une application de réalité virtuelle affichera donc deux images légèrement décalées et légèrement déformées. Les casques de réalité virtuelle, à l’aide de leurs lentilles se chargeront d’envoyé ces images à chaque œil afin de recrée la 3D que nous voyons tous naturellement.

Pourquoi un casque de réalité virtuelle est’il plus immersif que d’autres solutions 3D ?

Maintenant que la vue stéréoscopique est assimilée et pour bien comprendre en quoi un casque VR est plus immersif il faut aussi comprendre les autres modes de diffusion 3D et leur inconvenant.

Même si le principe d’envoyer une image différente à chaque œil reste toujours présent il existe plusieurs manières d’y arriver.

  • La méthode grand public et la plus connue est la méthode dite anaglyphe.

Vous souvenez-vous des fameuses lunettes vertes et rouge ? Nous étions aux prémices de la stéréoscopie. Le principe était le même, mais pour y arriver des filtres de couleurs masquaient certaines zones sur une image et le faisait différemment sur l’autre permettant d’avoir deux images différentes. La 3D était présente, mais bien évidemment les couleurs n’étaient vraiment pas bonnes.

  • Les méthodes occultantes :

1) La première méthode dite active.

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Elle masque par intermittence chaque œil en fonction du rafraîchissement de l’écran. À titre d’exemple pour un film diffusé à 25 images par secondes, la première image sera envoyée à l’œil gauche, la seconde à droite et ainsi de suite. Le principal inconvenant de cette méthode est que pour garder une fluidité ce nombre d’images par secondes doit être deux fois plus élevé, de plus les lunettes sont alimentées sur batterie et doivent être parfaitement synchronisées.

2) La seconde méthode est celle dite polarisante ou passive.

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il s’agit de la plus utilisée dans les cinémas 3D et les téléviseurs 3D. Elle consiste à séparer les images à l’aide de filtres polarisants, pour faire simple un côté laissera passer la lumière horizontalement et l’autre verticalement. L’avantage par rapport à la méthode active est indéniable cependant elle a tout de même un inconvenant de taille, les verres sont légèrement teintés il en résulte une luminosité dégradée.


  • Les casques de réalité virtuelle passifs (HMD):

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Leur premier avantage et non des moindres face aux méthodes précédemment exposées, est que pour afficher cette stéréoscopie ils n’occultent ni ne polarisent l’image. L’image ainsi délivrée à chaque œil sera lumineuse, contrastée et nette.

Second avantage tout aussi important le « head tracking ». Grâce aux capteurs de mouvements de votre smartphone, il est possible de « naviguer » dans ces images stéréoscopiques en reproduisant les mouvements de la tête. Grâce à cette méthode l’image affichée peut dépasser le champ visuel jusqu’à 360° c’est ce qui donne cette fabuleuse notion d’immersion.

Quelle est l’utilité d’un réglage d’IPD ou d’écart pupillaire ?

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Pour une bonne immersion, l’image doit évidemment arriver parfaitement à chaque œil, mais nous avons tous une morphologie de visage différente notamment l’écartement de nos yeux. C’est pourquoi le fait d’adapter l’écartement des lentilles du casque à sa morphologie est indispensable. Dans le cas de lentilles mal positionnées votre cerveau recevra des images trop différentes et travaillera beaucoup trop pour tenter de compenser, maux de tête garantis !

Quelles sont les applications réelles actuelles ?

Contrairement à ce que beaucoup de médias mal informés avancent, la réalité virtuelle permet dès aujourd’hui de faire beaucoup de choses, voici quelques exemples concrets :

  • regarder une photo ou un film sur 360°, concrètement si comme beaucoup vous aviez rêvé de marcher sur Mars ou sur la Lune aujourd’hui c’est possible ! Si vous souhaitez plus simplement visiter New York ou n’importe quelle région du globe, c’est tout aussi possible.Screenshot_2015-05-22-10-16-58
  • Croiser un dinosaure, faire une attraction de type roller Coster ou autre.
  • Regarder un film en 3D dans un cinéma virtuel
  • Jouer à des jeux vidéo en étant dans votre jeu, qu’ils soient sur votre mobile ou streamé à partir de votre ordinateur.gta v

Et plus professionnellement :

  •  faire des présentations immersives à vos clients
  •  apprendre à piloter un avion en toute sécurité
  •  piloter un drone en bénéficiant d’une vue à la première personne

Tous les exemples cités sont réalisables dès aujourd’hui et n’attendent que vous pour encore s’améliorer.

Nous sommes déjà à l’heure de la réalité virtuelle