Daydream un écosystème mal compris

Présenté en grande pompe lors du dernier Google I/O. Daydream sème le trouble auprès de nombreux médias.

La presse généraliste ne jurant que par Oculus et HTC a voulu s’intéresser à ce futur écosystème mobile. Comme pour la plupart des actualités concernant la réalité virtuelle mobile et plus particulièrement le Cardboard, les informations sur Daydream ont été mal interprétées y compris sur des sites soi-disant spécialisés.

Google DaydreamAinsi un site s’affirmant être « La communauté francophone des lunettes connectées » (site ne disposant pourtant pas de communauté) a titré « Le Cardboard a-t-il encore un avenir ? ». Une question qui d’après eux semble légitime alors que Google a annoncé très distinctement maintenir cette plateforme.

Le Cardboard n’a pas vocation à être remplacé par Daydream, cette dernière sera une plateforme premium quand le Cardboard continuera à servir des usages n’ayant pas besoin d’autant d’impératifs. Les opérations commerciales, agences de voyages et toutes les entreprises ayant misé sur le Cardboard ne vont pas changer leur fusil d’épaule. Pour finir le SDK est commun entre Cardboard et Daydream, seule limitation, le Cardboard ne supporte pas l’Unreal Engine. Le SDK Cardboard reste l’outil de développement recommandé.

D’autres sites généralistes ont interprété cette information de la même manière.

Google a-t-il mal communiqué ?

Il a fallu trois conférences pour tout connaître sur Daydream, malgré tout, les informations données ont été particulièrement claires, aucun sous-entendu n’a été fait et Clay Bavor s’est même exprimé sur le casque autonome que beaucoup attendaient, à tort. Lorsque la potentielle existence de ce casque a été révélée il y a quelques mois ce sont les mots mobiles et premium qui ont été utilisés, les différentes interprétations ont transformé cette réalité virtuelle mobile premium en casque autonome. Le seul reproche qui puisse être fait sur la communication de Google est justement de ne pas avoir réfuté ces interprétations, mais pourquoi la firme californienne devrait réfuter toutes ses informations ?

La communication de Google a donc été claire, correctement interprétée par certains sites spécialisés et souvent mal interprété par la presse généraliste.

Pourquoi les interprétations sont si discordantes ?

La réalité virtuelle est à la mode et en pleine expansion c’est un fait, difficile aujourd’hui de douter sur son approbation auprès du public malgré que la marge de progression soit encore importante. Cette mise en avant attire énormément de médias n’ayant qu’une connaissance modérée du marché puisqu’ils ne connaissent la réalité virtuelle que par Oculus et le montant de son rachat indécent. Des sites spécialisés entre autres sur la téléphonie tentent donc de s’emparer de ses informations ou les interprétants de manière maladroite. Le véritable journalisme consistant à aller « sur le front » en documentant un minimum ses articles est aujourd’hui de plus en plus rares et la plupart de ces médias trouvent leurs sources sur Twitter sans même prendre le temps de contacter les principaux intéressés. Cette pratique est navrante et donne naissance à ce type de désinformation.


Restez connectés sur Mobile VR pour plus d’informations sur la réalité virtuelle mobile.

N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ci-dessous

SHARE